vendredi 6 novembre 2020

32 Dimanche Ordinaire

 ✙ Nous somme à nouveau confinés et séparé de l'essentiel... Mais, seulement physiquement! 
Dans nos cœurs, dans nos familles nous pouvons vivre des moments extraordinaires, des vrais rencontres avec notre Seigneur. Comme - il y a quelques mois - nous vous proposons la Célébration de la Parole de Dieu chez vous:

Tous sont assis. Le Conducteur de la célébration prend la parole:

Frères et sœurs,
aujourd'hui, en ce dimanche des circonstances exceptionnelles nous empêchent de participer
à l’Eucharistie dans notre église.
Néanmoins, nous savons bien que lorsque nous nous réunissons au nom de Jésus
il est présent au milieu de nous.
Et nous nous souvenons que lorsqu’on lit l’Écriture en Église,
c’est le Verbe de Dieu lui-même qui nous parle.
Sa parole est alors nourriture pour notre vie.
C’est pourquoi nous allons ensemble, en communion avec toute l’Église,
nous mettre à l’écoute de cette Parole.

Au cours de cette célébration,
nous implorons la Miséricorde de Dieu pour que cesse l’épidémie qui menace le monde, 
notre pays et nos familles,
pour les personnes malades et celles qui sont décédées,
pour leurs amis et leurs familles,
et pour tous ceux qui œuvrent au service des autres en luttant contre ce fléau.

Maintenant, nous nous préparons à ouvrir nos cœurs, en faisant silence.

Après un vrai temps de silence, tous lèvent et se signent en disant:
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Le Conducteur poursuit:
Pour nous préparer à accueillir la parole de Dieu et pour qu’elle nous transforme, nous nous reconnaissons pécheurs.

On dit ensuite le rite pénitentiel. Par exemple:
Seigneur, prends pitié.
     Seigneur, prends pitié.
Ô Christ, prends pitié
     Ô Christ, prends pitié
Seigneur, prends pitié.
     Seigneur, prends pitié.

Que Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde; qu’il nous pardonne nos péchés et nous conduira à la vie éternelle. Amen.

Le Conducteur dit l’oraison:
   Dieu qui es bon et tout-puissant, éloigne de nous tout ce qui nous arrête, afin que sans aucune entrave, ni d'esprit ni de corps, nous soyons libres pour accomplir ta volonté. Toi qui vis et règne maintenant et pour les siècles de siècles. Amen.

Celui qui est chargé de faire la première lecture reste debout pendant que les autres s’assoient.

Lecture du livre de la Sagesse (Sg 6, 12-16)
     La Sagesse est resplendissante, elle ne se flétrit pas. Elle se laisse aisément contempler par ceux qui l’aiment, elle se laisse trouver par ceux qui la cherchent. Elle devance leurs désirs en se faisant connaître la première.
    Celui qui la cherche dès l’aurore ne se fatiguera pas: il la trouvera assise à sa porte. Penser à elle est la perfection du discernement, et celui qui veille à cause d’elle sera bientôt délivré du souci.
    Elle va et vient à la recherche de ceux qui sont dignes d’elle; au détour des sentiers, elle leur apparaît avec un visage souriant; dans chacune de leurs pensées, elle vient à leur rencontre.

- Parole du Seigneur.
    Nous rendons grâce à Dieu.

Celui qui fait la lecture du psaume se met debout, les autres restent assis.

Psaume (Ps 62 (63) 2,3-4, 5-6, 7-8)

R/ Mon âme a soif de toi, Seigneur, mon Dieu! 

Dieu, tu es mon Dieu,
je te cherche dès l’aube:
mon âme a soif de toi;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.

Je t’ai contemplé au sanctuaire,
j’ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie:
tu seras la louange de mes lèvres!

Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié;
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.

Dans la nuit, je me souviens de toi
et je reste des heures à te parler.
Oui, tu es venu à mon secours: 
je crie de joie à l’ombre de tes ailes.

Celui qui est chargé de faire la deuxième lecture se met debout pendant que les autres restent assis.

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens (1Th 4, 13-18)

Frères,
nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort; il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance. Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité; de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui.
    Car, sur la parole du Seigneur, nous vous déclarons ceci: nous les vivants, nous qui sommes encore là pour la venue du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui se sont endormis. Au signal donné par la voix de l’archange, et par la trompette divine, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts dans le Christ ressusciteront d’abord.
    Ensuite, nous les vivants, nous qui sommes encore là, nous serons emportés sur les nuées du ciel, en même temps qu’eux, à la rencontre du Seigneur.
    Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur. Réconfortez-vous donc les uns les autres avec ce que je viens de dire.

- Parole du Seigneur.
    Nous rendons grâce à Dieu.

Tous se lèvent au moment où l’on dit ou chante l’acclamation de l’Évangile.
Alleluja, Alleluja.
Veillez, tenez-vous prêts:
c’est à l’heure où vous n’y pensez pas que le Fils de l’homme viendra.
Alleluja, Alleluja.

L’Évangile, cependant, n’est pas proclamé, mais simplement lu. Celui qui en fait la lecture se contente de dire, avec sobriété:

Évangile de Jésus Christ selon saint Mathieu (Mt 25, 1-13)

    En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole: «Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes: les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. 
    Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Au milieu de la nuit, il y eut un cri: ‘Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.’
    Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe. Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes: ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.’ Les  prévoyantes leur répondirent: ‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.’
    Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent: ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous!’ Il leur répondit: ‘Amen, je vous le dis: je ne vous connais pas.’
    Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure.»

– Acclamons la Parole de Dieu.
    Louange à toi Seigneur Jésus

On garde le silence pour la méditation personnelle et silencieuse.
Puis tous professent la foi de l’Eglise en disant le symbole des apôtres.
Tous restent debout et on peut présenter les intentions de la prière universelle.

Prière universelle
    Laissons-nous inspirer par la parole de Dieu pour lui adresser notre prière.

Refrain: Par Jésus ton serviteur, nous te prions, Seigneur.
  • Tu fais de nous des veilleurs, Seigneur. Pour l’Eglise, afin qu’elle garde allumé la lampe de l’espérance et qu’elle éclaire tout homme en quête d’un sens à sa vie. Pour les contemplatifs dans le silence des monastères… ils sont pour nous le rappel permanent de la nécessité de la prière. Nous t’en prions…
  • Tu es avec nous chaque jour, Seigneur. Pour notre communauté, afin que nous sachions être attentifs à chaque personne de notre paroisse, de n’en exclure aucun, et d’acquérir, les uns envers les autres, l’esprit de service et d’entraide. Nous t’en prions… 
  • Dans quelques jours nous fêterons l’armistice: Nous te prions pour la France, pour le monde toujours en proie à la violence. Nous te prions pour tous les dirigeants politiques et économiques afin qu’ils accomplissent leurs responsabilités dans un esprit de service pour le bien de tous. Nous t’en prions… 
  • Tu offres à tout homme l’espérance pour cette vie et au-delà de la mort. Pour ceux qui sont engloutis dans la nuit de la souffrance et du désespoir et qui n’ont plus la force de tenir leur lampe allumée. Pour ceux et celles qui se sont endormis dans la mort ces dernières semaines. Nous t’en prions… 
  • Tu es lumière pour tous les hommes, Seigneur. Nous te confions ceux et celles qui veillent dans la nuit auprès d’un enfant malade, les infirmiers et le personnel des hôpitaux, et tous les travailleurs qui doivent rester éveillés pour le service des autres. Nous t’en prions… 
    Oui Seigneur, toi qui es la lumière, toi qui mets dans nos ténèbres ton Esprit d’amour, entends nos prières. Par Jésus, le Christ notre Seigneur, qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint Esprit pour les siècles des siècles… Amen

À la fin, le Conducteur, introduit à la prière dominicale:
Unis dans l’Esprit et dans la communion de l’Église, nous osons prier comme le Seigneur Jésus lui- même nous l’a enseigné:
On dit ou on chante le Notre Père:
Notre Père…
Et on enchaîne immédiatement:
Car c’est à toi…

Puis le Conducteur invite au partage de la paix:
Nous venons d’unir notre voix à celle du Seigneur Jésus pour prier le Père.
Nous sommes fils dans le Fils.
Dans la charité qui nous unit les uns aux autres, renouvelés par la parole de Dieu,
nous pouvons échanger un geste de paix,
signe de la communion que nous recevons du Seigneur.

Tous échangent alors une salutation de paix à distance, par exemple en s’inclinant profondément les uns vers les autres tour à tour ; ou bien, en famille, en s’envoyant un baiser avec deux doigts sur les lèvres.
On s’assied.
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Communion spirituelle
Le Conducteur dit:
Quand nous ne pouvons pas recevoir la communion sacramentelle à la Messe,
le pape saint Jean-Paul II nous invite à pratiquer la communion spirituelle,
appelée aussi “communion de désir”.
Le Concile de Trente nous rappelle que celle-ci
“consiste dans un ardent désir de se nourrir du Pain céleste,
avec une foi vive qui agit par la charité
et qui nous rend participants des fruits et des grâces du Sacrement”.
La valeur de notre communion spirituelle
repose donc sur notre foi en la présence du Christ dans l’eucharistie
comme source de vie, d’amour et d’unité,
et sur notre désir d’y communier.
Dans cet esprit, je vous invite maintenant à vous asseoir,
à incliner votre tête, à fermer les yeux et à vous recueillir.
Silence

Acte de communion spirituelle
À tes pieds, ô Jésus, je me prosterne 
et je t’offre le repentir de mon cœur car je suis tout petit devant toi. 
Je t’adore dans le sacrement de ton amour, l’Eucharistie. 
Je désire te recevoir dans la pauvre demeure de mon cœur; 
dans l’attente du bonheur de la communion sacramentelle, 
je veux te posséder en esprit. 
Viens à moi, ô Jésus, pour que je vienne à toi. 
Puisse ton amour enflammer tout mon être pour la vie et pour la mort. 
Je crois en toi, j’espère en toi, je t’aime. Amen

On reste en silence pendant quelques minutes pour un cœur à cœur avec Jésus.
On chante un cantique d’action de grâce. On se met debout.
Le Conducteur dit, au nom de tous, la formule de bénédiction:

    Par l’intercession de sainte Thérèse - patronne de notre paroisse, de tous les saints et saintes de Dieu, que le Dieu de la persévérance et du courage nous donne de manifester par toute notre vie l’Esprit d’amour du Christ Jésus.
    Ainsi, d’un même cœur et d’une même voix, nous rendrons gloire à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, pour les siècles des siècles! Amen.

On peut clore la célébration en chantant une antienne ou un cantique à la bienheureuse vierge Marie.
🔆 Profitons du confinement pour méditer sur les Vierges… 
    La noce est prête, mais il manque l’époux. Quand viendra-t-il? Nul ne le sait. L’attente est une épreuve pour toutes les jeunes filles qui composent le cortège. C’est la vigilance qui fait la différence: quand l’époux arrive enfin, certaines sont immédiatement prêtes à l’accueillir, d’autres non. Les prévoyantes ont gardé de quoi entretenir leur flamme, c’est-à-dire qu’elles ont le désir d’être fidèles, et s’en donnent les moyens. Si elles refusent de partager leur huile, ce n’est pas par égoïsme, mais par réalisme. Veiller sur la lampe de son cœur est une responsabilité personnelle: la fidélité ne se délègue pas, la vigilance ne se sous-traite pas. 
    La venue du Christ est certaine, puisqu’il nous l’a promis; nous l’affirmons d’ailleurs dans le Credo. Ce qui est certain, ce n’est pas le Christ, c’est nous-mêmes! Quand il paraîtra, dans quel état sera notre cœur? Sommes-nous les chrétiens d’un moment, comme ces plantes sans racines, ou avons-nous fondé notre vie sur le roc de la foi? Cela ne veut pas dire, naturellement, que nous ne connaissons pas des périodes de doute, de découragement, parfois même d’éloignement. Mais si fragile que soit la lampe de notre cœur, elle est vitale, car c’est une lueur dans la nuit, elle nous guide et nous réconforte. Elle nous soutient aux heures les plus difficiles, par exemple quand nous sommes confrontés à la mort d’un proche. 
🔆 Profitons du confinement pour prendre rendez-vous avec nous-mêmes! 
    Le monde actuel est hanté par les risques de catastrophes naturelles ou causées par l’homme. La science aide puissamment à prévenir et empêcher l’irrémédiable. Cependant, au fur et à mesure qu’elle découvre avec une précision accrue les risques à venir, elle dévoile l’extrême fragilité de la condition humaine. 
    Par contre, la perspective du Retour définitif du Seigneur semble moins préoccuper les chrétiens, même pratiquants. La Sagesse de Dieu dénonce cette attitude insensée qui refuse de croire à cet évènement. Au contraire, elle veut stimuler notre vigilance et notre prévoyance. 
    L’Église ne cesse pas d’appeler le retour du Seigneur: ″Viens, Seigneur Jésus″. Faire nôtre cette prière de l’Église, c’est avoir saisi à quel point la foi en la Résurrection du Seigneur nous porte à avoir le cœur aux aguets pour déceler, au moindre signe, l’approche de Dieu qui vient à notre rencontre. La foi du chrétien met au cœur de sa vie quotidienne la promesse d’un évènement surnaturel. La messe déploie cette dimension eschatologique: attendre la venue du Seigneur. Elle est déjà le festin des noces de l’Agneau célébré de manière sacramentelle avant qu’il ne le soit de manière définitive au ciel. 
🔆 Profitons du confinement pour la rencontre avec Dieu! 
    ″Hâte-toi lentement″, dit le proverbe latin. Tiens-toi sur le qui-vive dans la plus parfaite sérénité, ajoute l’évangile. Rester en éveil, tous les sens tendus vers l’avènement de Celui qu’on attend avec ardeur, alors qu’il tarde à venir, lutter pour rester debout, voir loin devant… et pourtant, rester inaltérable, inébranlable, d’un calme olympien, d’un parfait sang-froid, tout entier concentré sur le présent, sûr de l’accomplissement de cette promesse conservée dans le cœur comme un trésor le plus précieux. Telle est l’attitude paradoxale du chrétien, invité à la fois à l’action et à la contemplation, à l’investissement personnel et à l’abandon total à la volonté de Dieu. 
    Le portrait de la Sagesse, merveilleuse figure féminine de l’Ancien Testament au confluent de la pensée grecque et de la pensée juive, est une allégorie de la présence divine.

Messe dominical en ligne:


lundi 2 novembre 2020

2 novembre - commémoration de tous les défunts fidèles

    La signification de la journée du 2 novembre, le jour des morts, est à la fois une journée de commémoraison des défunts et une journée d’intercession. On pense à tous ceux qui nous ont quittés et que l’on n’oublie pas. C’est une occasion toute spéciale pour les familles de rendre hommage à tous ceux qui nous ont précédés dans cette vie. Le 2 novembre est une journée du souvenir. 
    C’est aussi une journée de prière pour les morts. On prie pour eux, car ils ont besoin d’une purification pour être pleinement avec Dieu. Notre prière peut les aider dans leur épreuve de purification, en vertu de ce qu’on appelle "la communion des saints". La communion des saints, c’est la communion de vie qui existe entre nous et ceux qui nous ont précédés. Il y a, dans le Christ, une solidarité.


Le jour de la commémoration de nos chers défunts
nous célébrons la Messe à 18h30 à Allonnes 

❗ A compter du 2 novembre minuit (jusqu'à nouvel ordre), les cérémonies religieuses ne seront plus autorisées à cause des nouvelles mesures sanitaires qui nous interdisent tous les rassemblements - y compris les messes en semaine et les dimanches. 
    La célébration des obsèques est autorisée - jusqu'au 30 personnes. 
    Les églises restent ouvertes (celles qui sont ouvertes habituellement).


vendredi 30 octobre 2020

Fête de la Toussaint

🔆 Saints connus, saints inconnus… 
    Nous fêtons aujourd’hui tous les saints, plus nombreux que les figures célèbres répertoriées au calendrier de l’Église. Ils sont multitude, provenant de tous les horizons, et s’acheminant en un grand pèlerinage vers la fête céleste. Grâce au sacrifice du Christ, ils sont sortis victorieux de la lutte où s’affrontent le Royaume de Dieu et celui de Satan (première lecture). 
    Les sains sont plus nombreux qu’on ne le croit: leur terrain de prédilection est celui de la vie quotidienne. Avec ce matériau apparemment médiocre, ils fabriquent de la douceur, de la miséricorde, de la justice, de la joie, de la paix (évangile). Ils sont le levain dans l’immense pâte humaine souvent si lente à lever. 
    Au cœur de cette aventure de la sainteté, une certitude: Dieu nous aime et fait de nous ses enfants; et une espérance: nous serons transformés à l’image de son Fils, en ayant part à sa gloire (deuxième lecture). 

🔆 Tous appelés à la sainteté. 
    En un langage imagé, l’Apocalypse présente l’impressionnant cortège des élus, mêlant aux douze tribus d’Israël une foule innombrable venue de tous les horizons. Qui sont-ils? Le visionnaire répond: «Ils viennent de la grande épreuve», allusion aux victimes des premières persécutions déclenchées contre les chrétiens. Dans l’épître, saint Jean déclare que les baptisés sont dès à présent, et en vérité, enfants de Dieu – en attendant d’être rendus semblables au Fils de Dieu. Les Béatitudes de Matthieu donnent à cette double réponse un contenu concret: les élus sont les pauvres de cœur, les doux, les compatissants, les assoiffés de justice, les miséricordieux, les cœurs purs, les artisans de paix et les persécutés. Jésus les déclare heureux parce qu’ils ont accueilli dans leur vie la joie de Dieu. 

🔆 Heureux... 
    Le mot «apocalypse» a pris dans le langage moderne un sens péjoratif: l’apocalypse, c’est un peu «la fin du monde»! Sous la plume de Jean, le mot a un tout autre sens: certes, il est question de la «fin des temps», mais annoncée comme une bonne nouvelle et non pas comme une catastrophe! 
    L’apocalypse nous «dévoile», nous «révèle» - c’est le sens étymologique du mot – au travers d’une sorte de long poème, ce qu’est le Salut et comment il est à l’œuvre dans l’Histoire. La scène qui nous est décrite aujourd’hui est impressionnante: on y voit l’immense cortège des «élus», une foule innombrable venue de tous les horizons. C’est le peuple de croyants marchant, à travers le temps et l’histoire, vers la joie éternelle; c’est ce peuple de saints, connus ou anonymes, dont l’Église nous invite à faire mémoire aujourd’hui. 
    Dans la ferveur de cette fête – nous sommes les héritiers de toutes ces femmes, de tous ces hommes qui, depuis l’aube du christianisme, ont choisi de laisser la frêle lueur de la foi éclairer leur vie.

Initialement la MESSE du Souvenir du lundi 02 novembre était annulée, 
la prière pour les défunts de l'année sera intégré 
aux deux messes de la Toussaint
Le jour de la commémoration de nos chers défunts
nous allons célébrer à 18h30 à Allonnes 
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vendredi 23 octobre 2020

30 Dimanche Ordinaire

🔆 L’amour pour aller à l’essentiel
    La question posée à Jésus est très importante pour les juifs, car obéir à la Loi, c’est dire «oui» à l’Alliance. Mais au fil des siècles, la Loi est devenue si détaillée, si complexe, qu’elle est difficile à connaître entièrement et plus encore à appliquer concrètement.
    Quel est donc l’essentiel, le cœur de la Loi? C’est déjà bon signe de se poser la question, de ne pas mettre toutes les prescriptions au même niveau. Chercher ce qui est prioritaire est le meilleur moyen de ne pas passer à côté en se noyant dans des détails. À cette question décisive, Jésus répond avec netteté, tout en élargissant la perspective. Au lieu de faire de la Loi un empilement de commandements, il en montre l’unité profonde: le grand commandement, c’est tenir ensemble l’amour de Dieu et l’amour des hommes. Pourquoi? Parce qu’il est proche (Dieu), compatissant, il a le souci des plus faibles (première lecture). Il a l’oreille plus fine que nous, au point d’entendre geindre le malheureux privé de son manteau… Aimer Dieu n’est pas une parole en l’air, une élévation sentimentale: elle nous engage, au contraire à des gestes concrets. 
🔆 Aimer d’un amour sans limite 
    Étonnante actualité du texte de l’Exode que la liturgie nous donne à entendre. Les thèmes qu’il aborde rejoignent à l’évidence les problèmes de notre société: relations avec les immigrés, justice sociale, respect de l’autre, droit du pauvre et du petit. Le risque serait d’en faire une lecture morale, alors qu’il s’agit de comprendre que nos comportements s’enracinent dans le comportement de Dieu lui-même. La fidélité à l’Alliance trouve sa source dans la conduite de Dieu. Et c’est bien ce Dieu qui ne maltraite pas l’immigré, n’accable pas la veuve et l’orphelin que vient nous révéler le Christ. Le Christ nous invite donc à porter en nous la volonté d’aimer, à chercher sans cesse à aimer, simplement comme Lui 

🔆 Le plus grand des commandements
    Aimer, c’est vite dit. Mais c’est quoi, aimer vraiment? Et puis, pourquoi faudrait-il aimer? 
Mais parce qu’il n’y a pas de vie sans amour! Ne plus aimer personne, même par soi-même, c’est cela l’enfer! Il n’y a que l’amour qui peut rompre la solitude, l’enfermement sur soi, le sentiment du vide. L’amour reçu et l’amour donné. Connaissez vous quelque chose de plus essentiel? Aimer, ce n’est pas seulement recevoir, c’est surtout donner. 
    Plus facile à dire qu’à faire! L’amour n’est complet et ne vit durablement que lorsqu’il est ouvert sur l’autre, sur le monde. Les saints sont de bons professeurs de cette école de l’amour.

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lundi 19 octobre 2020

Carlo Acutis - un model pour les jeunes de notre temps

Le jeune Italien décédé d’une leucémie en 2006, a été béatifié ce 10 octobre à Assise. «Un modèle de sainteté juvénile à l’ère numérique». 

    Carlo Acutis meurt très jeune, à 15 ans, à cause d’une leucémie foudroyante, en laissant chez tous ceux qui l’ont connu un sentiment de grand vide et une profonde admiration pour ce que fut son témoignage d’une vie authentiquement chrétienne, brève mais intense. Depuis qu’il a reçu la Première Communion, à l’âge de 7 ans, il n’a jamais manqué le rendez-vous quotidien à la messe. Il cherchait toujours, avant ou après la célébration eucharistique, à prier devant le Tabernacle pour adorer le Seigneur réellement présent dans le Saint Sacrement. La Vierge Marie était sa grande confidente et il ne manquait jamais de l’honorer en récitant chaque jour le chapelet. 
    La modernité et l’actualité de Carlo se conjuguaient parfaitement avec sa profonde vie eucharistique et avec sa dévotion mariale, qui ont contribué à faire de lui ce garçon tout à fait spécial, au point d’être admiré et aimé de tous. 

Un adolescent de notre temps 
    Par sa vie, le jeune Carlo a toujours refusé le repli sur soi ou l’isolement, préférant user de sa créativité pour utiliser internet. Il a ainsi été qualifié de «génie de l’informatique qui a fait d’Internet un instrument pour témoigner de la foi, pour annoncer l’Évangile et transmettre les valeurs et la beauté». 
    Un don que ce jeune Italien a développé dès son adolescence en programmant des ordinateurs. Il a ainsi répertorié, sur un site Internet, 120 «miracles eucharistiques» reconnus officiellement en Italie et ailleurs. Catholique fervent, le jeune Carlo Acutis n’a jamais manqué la messe quotidienne. «Être toujours uni à Jésus, tel est le but de ma vie», affirmait-il, répétant que la communion était une «autoroute pour le Ciel». Le diagnostic d’une leucémie de type 3 est tombée en septembre 2006. Carlo Acutis voyait dans la maladie un moyen de réaliser la volonté de Dieu, tout en s’en remettent à la Vierge Marie qu’il affectionnait tant. Il est mort le 12 octobre 2006, offrant ses souffrances et sa mort pour l’Église, le pape et les jeunes. «Je suis content de mourir parce que j’ai vécu ma vie sans en avoir gaspillé une seule minute et sans que mes actes ne déplaisent à Dieu».

Interview avec la Maman du jeune béatifié Carlo Acutis


vendredi 16 octobre 2020

29 Dimanche Ordinaire

🔆 Rendre à Dieu ce qui revient à Dieu. 
    Politique et religion: le débat est vieux comme le monde des hommes. Voici, à plus de cinq siècles d’intervalle, deux éclairages significatifs. Dans la première lecture, un prophète contemporain de l’exil affirme que des chefs politiques peuvent devenir, à leur insu, des instruments providentiels entre les mains de Dieu unique. Dans l’évangile de Matthieu, Jésus renvoie dos à dos les pharisiens et les hérodiens qui lui demandent s’il est permis, oui ou non, de payer l’impôt à César. La réponse de Jésus signifie en réalité: «Cessez de faire de la Palestine une affaire politico-religieuse!» Le citoyen pourrait alors verser le tribut à l’empereur sans vendre son âme. Nous n’avons pas à choisir entre politique et religion; nous devons éviter de les mêler. 
    Jésus nous appelle donc à vivre notre vie, y compris notre vie politique, dans la fidélité aux inspirations et à l’esprit de l’évangile. Oui. 

🔆 Dieu et César. 
    Dans notre société déchristianisée, on continue pourtant à entendre cette phrase lancée autrefois par le Christ avec tant d’autorité aux pharisiens qui cherchaient à le prendre en défaut: «Rendez à César ce qui est à César…» (évangile). Il est vrai que la seconde partie de la phrase reste souvent non dite: trop évidente peut-être, à moins qu’au contraire le nom de Dieu ne soit devenu trop difficile à prononcer sous nos latitudes. Quoi qu’il en soit, Jésus se présente ici avec force comme celui qui fait la part entre Dieu et César, entre le spirituel et le temporel, sans confusion ni antagonisme, posant là le principe et le fondement de la laïcité sur laquelle vivent nos sociétés démocratiques. Mais comment faire confiance à «César» pour gérer les forces de vie et de mort à l’œuvre dans nos sociétés humaines, et assurer les fondations de la justice? Où trouver le pouvoir de Dieu sur cette terre de misère et de guerre?

🔆 Donner sa vie pour le monde 
    Unie à Jésus Eucharistie, la communauté chrétienne peut et doit faire ce que Jésus a fait: donner sa vie pour le monde. Grâce à l’eucharistie, la vie de l’Église, devient la vie de Jésus, une vie capable de donner l’amour, de donner la vie de Dieu aux autres, capable de sauver, puisque c’est la vie même de Jésus qui se communique à la communauté et à chacun de ses membres. 
Chiara LUBICH
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