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Paroisse d'Allonnes, Varennes sur Loire, Villebernier, Vivy, Neuillé, La Breille les Pins, Brain-sur-Allonnes et Russé
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🔆 Des actes, plutôt des mots…
Pour comprendre la fête de l’«Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix», comme on l’appelait jadis, il faut remonter à sainte Hélène - mère de l’empereur Constantin, convaincue d’avoir retrouvé sur le Mont Calvaire la Vraie Croix du Christ en 326. À sa découverte, dans le sol du Golgotha, Hélène fait construire une église - l’église de la Résurrection, aujourd’hui basilique du Saint-Sépulcre - consacrée un 14 septembre. La croix y est précieusement conservée jusqu’en 614, visitée par une multitude de chrétiens, avant de disparaître aux mains des Perses au cours de pillages. Retrouvée en 630, la joie des chrétiens est à son comble. La sainte croix sera désormais exaltée et honorée dans toute l’Église comme «Croix Glorieuse», Croix de lumière, porte d’entrée du paradis.
Presque deux siècles avant le Christ, Ben Sirac le Sage tient une solide argumentation au sujet des motifs qui appellent au pardon envers autrui. Il anticipe les propos que Jésus tiendra plus tard sur le même sujet… Il est réconfortant d’entendre le sage énumérer les attitudes qu’il nous faut bannir – rancune, colère, vengeance, haine – lorsque le prochain a pu nous faire du tort. Il recommande en revanche, l’indulgence et le pardon. Pour lui le pardon est source de guérison, validation de la prière et gage de salut: ″Pense à ton sort final…″ Ben Sirac multiplie les raisons pour lesquelles il faut pardonner et on perçoit chez lui des intuitions qui seront confirmés, entre autres, dans une pétition du Notre Père: ″Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.″
Tous, dans l'Église, sont appelés à la sainteté, rappelle Vatican II. Que faire alors de ceux qui bafouent cette sainteté de l'Église en y commettant des fautes particulièrement graves? Faut-il les exclure de la communauté, les ″ex-communier″ sans tarder? La position de l'évangile est plus miséricordieuse. Dans la communauté chrétienne, le pécheur est d'abord considéré comme un frère, et, s'il faut essayer de la corriger, cette correction ne peut être que fraternelle, elle relève d'une obligation de vigilance envers son frère. Ce rôle de ″guetteur″, malheureux celui par qui le scandale arrive! Elle s'exerce d'abord par le dialogue en aparté : elle n'est donc pas d'emblée, une dénonciation publique, qui, souvent, est destructrice des relations et rend improbable toute réconciliation. Le péché dont il est question perturbe la vie communautaire et jette le discrédit sur l'Église.
Dans la foule des victimes massacrées à Paris en septembre 1792, l'Eglise a retenu les noms de trois évêques, cent quatre-vingt-un prêtres, deux diacres, un clerc et quatre laïcs, dont elle a reconnu qu'ils étaient mort en raison de leur fidélité au Siège apostolique: ils ont refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé..