dimanche 14 août 2022

Assomption de la Vierge Marie

🔆 En ce jour, nous rendons grâce au Seigneur pour ce cadeau merveilleux qu’il nous fait en nous donnant Marie pour mère.
    Cette fête doit renouveler et renforcer notre confiance en lui. Ne craignons pas l’avenir ni le jugement de Dieu. Nous serons jugés sur l’amour et seulement sur l’amour. C’est l’Amour qui nous prendra et nous emportera. L’heure où nous quitterons la terre sera notre Assomption.
    Que de joie pour le monde, joie pour l’Église, joie pour l’univers entier en ce jour! Une joie si simple, si populaire, si touchante…
    L’Assomption, c’est la fête de l’espérance de la gloire. Nous avons tous dans le cœur des peines à porter, des difficultés à résoudre, des misères à porter, bref des nœuds qui compliquent et alourdissent la vie. Portons-les au pied de l’autel en ce jour, auprès de Marie. Nous le savons bien, devant les difficultés et les croix de la vie c’est plutôt vers Marie que l’on se tourne. Tous les enfants de Dieu, nous avons la même mère depuis le jour où le Christ à dit à Marie ″Voici ton Fils". Tournons nos regards vers elle. Elle apportera le supplément d’âme sui manque à notre vie chrétienne.
🔆 Marie, notre espérance…
    Si les femmes comptent pour plus de la moitié de l’humanité, nous savons que dans tous les pays du monde et même surtout dans les religions, elles ne reçoivent ni le respect ni la considération auxquels elles ont droit.
    Pourtant si nous lisons les livres d’histoire et même de l’histoire sainte on ne peut que reconnaître l’importance qu’elles ont eue dans le développement de l’humanité.
Nous ne pourrions citer toutes celles qui, dans le Premier Testament, depuis Sara la femme d’Abraham en passant par Judith et Esther ont contribué à l’avènement du peuple d’Israël.
    De même dans les évangiles nous voyons combien les femmes ont joué un rôle prépondérant dans la vie de Jésus. Ainsi les femmes que Jésus a choisies pour être les premiers témoins de sa résurrection, ou encore cette femme païenne, une cananéenne dont nous parlera l’évangile de dimanche prochain, qui a joué un rôle important dans la vie de Jésus en lui faisant comprendre que sa mission loin de se limiter au peuple juif devait s’ouvrir à toute l’humanité.
    Aujourd’hui c’est encore une femme que nous célébrons et pas la moindre puisqu’il s’agit de Marie la mère de Dieu. Elle aussi elle représente toutes les femmes dans leurs souffrances et le poids qu’elles ont à porter, mais aussi dans ce qu’elles ont de plus beau: leur fécondité. En célébrant Marie aujourd’hui, nous pouvons également fêter toutes les femmes, non pas seulement celles qui ont mis au monde des enfants mais toutes celles qui aujourd’hui encore ne cessent d’enfanter le monde, toutes les femmes grâce à qui toute l’humanité peut oser espérer en l’avenir et oser croire en la vie.


La Messe en ce jour solennel (lundi) sera célébrée à VIVY à 10h30.


vendredi 12 août 2022

20 Dimanche Ordinaire

Pour la semaine qui vient…

💢 Avec le Christ, résistons au mal.
    L’évangile de ce dimanche est particulièrement rugueux! Jésus, dont l’un des titres est «prince de la paix», annonce qu’il sera cause de divisions même au sein des familles. 
    N’y a-t-il donc pas assez de conflits dans notre monde? 
    Faut-il vraiment en rajouter à cause du Christ? 
    Ne proclamons-nous pas que le Fils de Dieu vient pour rassembler, réconcilier, sauver? 
    Certes, mais ceci implique un rude combat: le combat contre le péché, le mensonge, l’indifférence ou la lâcheté, toutes les attitudes qui laissent au mal le champ libre. Soyons honnêtes, un tel programme ne nous enthousiasme pas spontanément: comme le montre l’exemple de Jérémie.
    Pour nous encourager, la deuxième lecture nous rappelle que nous ne sommes pas seuls. Il y a d’abord la «foule immense de témoins» - grec «martyrs» - c’est-à-dire les croyants avec lesquels nous sommes en communion. Et il y a surtout l’exemple du Seigneur Jésus, crucifié et ressuscité. Il n’a pas reculé devant «l’humiliation de la croix», non par masochisme, mais pour résister à la violence par l’amour.

💢 Parole de feu.
    Les paroles que Dieu adresse à son peuple, par la voix des prophètes sont rarement bien accueillies. Elles entraînent souvent querelles, et divisions comme celle de Jérémie à qui l’on reproche de «démoraliser toute la population». Comme les autres prophètes, il doit sa force et son salut à Celui qui l’a appelé et envoyé. Comme pour les prophètes en leur temps, Jésus annonce des épreuves à ceux qui choisiront de le suivre et d’annoncer l’Évangile. Ses disciples n’auront pas la paix; ils connaîtront la division, au sein de leurs propres familles. Leur témoignage ne laissera personne indifférent. La foi en Jésus Christ entraînera une telle nouveauté, une telle rupture avec la foi et les usages en place, ceux qui voudront l’embrasser et la vivre seront exposés aux épreuves.
    L’Évangile est un feu. S’il est avant tout chaleur dévorante de la miséricorde de Dieu, manifesté en Jésus, il est aussi purification douloureuse. Il faut choisir. Jésus, lui, a fait le choix de poursuivre sa mission, même s’il lui en coûte et, malgré son angoisse, il a hâte qu’elle s’accomplisse.
    Choisissons de suivre le Christ et de témoigner de l’Évangile parole de feu. Par l’Eucharistie de ce dimanche que l’Esprit Saint souffle sur les braises de notre foi et nous attache plus fermement encore à Jésus.

Seigneur Jésus, me voici en ta présence! 
Tu es l’artisan qui me modèles, le tailleur qui tisses la trame de ma vie. 
C’est dans les moments de prière que je comprends mieux le sens de ma vie. 
C’est dans les moments d’intimité avec toi que je peux discerner ta volonté et m’y abandonner. 
Sainte Vierge Marie, même si les paroles de ton Fils sont exigeantes, 
aide-moi à les accueillir avec foi et à les accomplir avec amour.


vendredi 5 août 2022

19 Dimanche Ordinaire

Pour la semaine qui vient…
💢 Vigilants dans l’espérance.
    «Servir, veiller, se tenir prêt», ce sont les recommandations que donne l’Evangile de ce dimanche. Jésus s’adresse au «petit troupeau», c’est-à-dire à tous ceux qui ont accueilli la promesse du Royaume. La seule condition pour y être reçu: avoir un cœur qui met sa confiance en Dieu et demeure fidèle quoi qu’il en coûte.
    C’est ainsi que le disciple attentif et vigilant pour accomplir «la volonté de son maître» est appelé à se réjouir. Chaque jour le Seigneur vient à notre rencontre et les signes de sa présence s’appellent la foi, l’espérance et l’amour. À nous, et en particulier ceux qui assument la responsabilité du troupeau.
    Aujourd’hui nous pouvons poursuivre l’évocation des hommes et des femmes qui, au nom de leur foi au Christ, ont donné leur vie pour servir leurs frères et annoncer l’Évangile, parfois dans les persécutions et même le martyre. «Heureux ces serviteurs», ils ont compris jusque dans leur chair qu’un serviteur n’est pas plus grand que son maître.

💢 États de service…
    Dieu vient-il à l’improviste pour nous surprendre dans nos manquements? Non, mais il nous appelle à la cohérence et à la responsabilité. Le serviteur qui veille en attendant son maître ne fait rien d’extraordinaire: il remplit son office de serviteur, c’est tout! Il le remplit avec fidélité, avec zèle. Il est tout entier tendu vers le retour de son maître, il l’a toujours en tête, même si celui-ci est physiquement absent. Il n’a donc aucune raison de redouter un retour à l’improviste. Le bon serviteur sera récompensé selon sa manière d’agir. Il verra le maître lui-même se mettre à son service: autrement dit, le maître se fait serviteur. Dieu est le meilleur des maîtres. Il prend soin de son peuple et vient le délivrer de la servitude. Il nous appelle à prendre soin les uns des autres, à nous sentir responsables de nos frères et sœurs. La première lecture nous offre une belle définition de la communion des saints, «cette loi divine: que les saints partageraient aussi bien le meilleur que le pire». Oui, nous sommes liés les uns aux autres dans l’aventure du salut. C’est pourquoi, par-delà les siècles, la foi d’Abraham nous est donnée en exemple. À sa suite, nous marchons vers la cité céleste. Notre Eucharistie est l’anticipation joyeuse de ce rassemblement ultime.

vendredi 29 juillet 2022

18 Dimanche Ordinaire

Pour la semaine qui vient

💢 «Être riche en vue de Dieu»
    Courte est la vie, et nul ne sait quand viendra l’heure de se délester de ses biens. Le livre du Qohèleth, peu enclin à l’optimisme, nous dit que l’homme se donne en vain beaucoup de mal pour amasser des biens qu’il n’emmènera pas avec lui au de la mort (première lecture).
    La vie n’est-elle donc que vanité? La parole Jésus vient heureusement nous ouvrir des perspectives beaucoup plus joyeuses! Car s’il est vrai que dans la parabole de l’homme riche (évangile), Jésus rappelle aux foules qu’il ne sert à rien d’accumuler des biens à ne savoir qu’en faire, il y a cependant une autre richesse qu’il faut chercher à obtenir.
    Jésus ne vient pas condamner l’argent, ni les richesses, nécessaires au développement de notre humanité. Leur danger réside dans la relation que l’homme établit avec elles. Celles-ci sont-elles «une assurance tous risques» qui lui donne des garanties pour l’avenir? Qu’il s’agisse d’une période de croissance économique ou de crise, la tentation demeure toujours la même: comment échapper à ce danger? Jésus répond sans ménagement: «Gardez-vous bien de toute avidité». «Nul ne peut servir deux maîtres, Dieu et l’argent». Ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.

💢 Vraies et fausses sécurités
    Dans un monde incertain, il est logique de rechercher la sécurité. Pour le riche de la parole de l’Evangile, la sécurité réside dans l’abondance. Entasser, amasser, donne l’impression d’être à l’abri de tout revers. Qu’elle illusion! Cet homme n’est pas égoïste ou jouisseur: il est surtout fou, comme Dieu lui-même le lui dit. Le riche ne se rend pas compte qu’il est maître de ses biens, mais pas de sa vie. La durée de son existence lui échappe. Que la mort le frappe à l’improviste, et sa fortune fera le bonheur de son héritier. «Et voilà qu’il doit laisser son bien à quelqu’un qui ne s’est donné aucune peine. Cela aussi est vanité, c’est un scandale», note le sage, avec un mélange d’ironie et d’amertume.
    Faut-il donc se résigner aux limites de notre condition humaine et nous en accommoder au mieux en attendant la mort? Saint Paul nous propose, au contraire, d’avoir de grands désirs, de grandes ambitions. «Tendez vers les réalités d’en-haut, et non pas vers celles de la terre».
    Le Christ, élevé dans la gloire, nous attire à lui; par la puissance de sa résurrection, il nous affranchit de la mort et du péché. Lui, le Fils bien-aimé à qui le Père a tout remis, nous a choisis pour faire de nous ses co-héritiers, c’est-à-dire des comblés, car l’héritage qui nous est promis, c’est le Royaume. Il est à partager, et le plus largement possible.


vendredi 15 juillet 2022

16 Dimanche Ordinaire

Pour la semaine qui vient...

💢 Dieu à l’improviste.
    L’HOSPITALITÉ honore la personne accueillie mais également celui qui la reçoit car la venue d’un hôte est une preuve de confiance et d’amitié. Il est de même quand il s’agit de Dieu. L’accueil de l’autre est la première condition d’une vraie rencontre.
    Encore faut-il dépasser les préoccupations matérielles pour se mettre à l’écoute de son hôte. Ceci vaut aussi pour la rencontre avec le Seigneur. C’est ce que nous enseigne la parole de Dieu de ce dimanche. Ainsi, quand nous accueillons Dieu, nous sommes les premiers bénéficiaires de sa présence car elle transforme nos vies.

💢 La meilleur part.
    Le récit de la visite de Jésus chez Marthe et Marie se trouve entre la parabole du bon Samaritain et l’enseignement de Jésus sur la prière. Amour de Dieu et son amour du prochain ne sont-ils pas l’objet d’un seul et même commandement? Et l’amour ne se vérifie-t-il pas par des actes? En accueillant Jésus chez elles, les deux femmes lui marquent leur attachement. Mais les deux sœurs comprennent cette attente différemment. Marthe est exclusivement préoccupée par les tâches matérielles de l’accueil, tandis que Marie se met à l’écoute de la parole du Christ. Saint Augustin écrira que «Marthe n’avait qu’un souci: comment nourrir le Maître; Marie n’en avait qu’un: comment être nourrie par lui. Marthe préparait un festin au Seigneur; un autre festin faisait déjà les délices de Marie» Les textes de ce jour mettent aussi en lumière l’humilité de Dieu qui attend d’être accueilli par les hommes.

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vendredi 8 juillet 2022

15 Dimanche Ordinaire

Pour la semaine qui vient

💢 Au détour du chemin.
    Sur la route, les dangers sont nombreux et, il en était ainsi à l’époque de Jésus. La parabole qu’il raconte est peut-être inspirer d’un fait divers dont il a pu avoir connaissance, s’agit-il d’un simple fait divers? Quatre personnages très différents les uns et les autres nous sont présentés dans ce récit: un voyageur, un lévite, un prêtre et un Samaritain.
    Face à un homme blessé, ce dernier a une attitude particulière en se faisant proche de lui. Le lévite tout comme le prêtre, «passa de l’autre côté». Ils ne se sont pas faits le prochain de cet homme.
    «Ils étaient pressés…» Sans doute le prêtre a-t-il regardé sa montre et a dit: Je vais arriver en retard à la Messe… Je dois dire la Messe. Et l’autre a dit: «Je ne sais pas si la Loi me le permet, parce qu’il y a du sang ici, et je serai impur…» Ils changent de chemin et ne s’approchent pas.
    Ici la parabole nous offre un enseignement: celui qui fréquente la maison de Dieu et connaît sa miséricorde ne sait automatiquement aimer son prochain. Ce n’est pas automatique - aimer! Tu peux connaître toute la Bible, toutes les rubriques liturgiques, la théologie…, connaître ne signifie pas automatiquement aimer – aimer est un autre chemin, il faut de l’intelligence. Le prêtre et le lévite voient, mais ils ignorent; ils regardent, mais ne voient pas. N’oublions jamais: face à la souffrance de tant de personnes épuisées par la faim, par la violence et par les injustices, nous ne pouvons pas demeurer spectateurs. Ignorer la souffrance de l’homme, cela signifie ignorer Dieu! Si je ne m’approche pas de cet homme, de cette femme de cet enfant, de cet homme âgé ou de cette femme âgée qui souffre, je ne m’approche pas de Dieu.

💢 De la loi à l’amour.
    Nous comprenons souvent le décalogue comme un ensemble de règles à respecter. Mais nous oublions qu’avant d’être un code législatif, ce sont dix paroles, si l’on s’en tient au sens étymologique du mot «déca-logue». La parole instaure une relation entre des personnes. C’est le dessein de Dieu. Jésus renforce le lien entre le cœur et la Loi quand il raconte la parabole du bon Samaritain. Le prêtre et le lévite de cette histoire observent les prescriptions sur la pureté rituelle, ce qui les empêche de secourir l’homme blessé. À l’inverse, les soins apportés par le bon Samaritain sont décrits par Jésus: l’amour ne connaît pas de limite. Jésus, portant en lui l’humanité blessée, se reconnaît sans doute dans l’homme attaqué sur le chemin.

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vendredi 1 juillet 2022

14 Dimanche Ordinaire

Pour la semaine qui vient

💢 La Bible.
    Pour parler de la tendresse de Dieu pour son peuple, la Bible a utilisé toutes les images de l’amour. C’est assez dire qu’aucune expression de l’amour humain ne peut suffire à exprimer l’amour que Dieu nous porte: amour aux multiples visages, selon que notre cœur a besoin de consolation dans l’épreuve, d’exigences paternelles ou d’amitié partagée entre gens qu’anime le même projet de construction d’un monde nouveau.

💢 La paix de Dieu.
    Le projet de Dieu pour le monde, c’est la paix. Non pas la tranquillité qu’on réclame à des enfants turbulents, mais la paix qui prend les traits du Christ. Les textes bibliques l’appellent allégresse, consolation, rassasiement, rajeunissement (première lecture), puissance création nouvelle (deuxième lecture), guérison, libération (évangile).
    La Bonne Nouvelle a besoin de messagers de paix qui annoncent le Royaume nouveau germant déjà. Le temps des vacances est propice pour découvrir cette paix de Dieu qui verdit dans nos vies, et faire naître dans nos assemblées le chant de joie du psalmiste.

💢 La paix soit avec vous.
    Jésus ne cache pas à ses disciples la difficulté de la mission. Ils ne seront pas toujours bien accueillis puisqu’ils sont envoyés « comme des agneaux au milieu des loups ». La consigne n’est pas d’appeler à la conversion mais d’annoncer la paix. C’est l’objet de sa venue sur la terre: faire la paix entre Dieu et les hommes. La mission consiste à faire connaître l’œuvre du salut. Même si les auditeurs ne sont réceptifs à ces paroles qui viennent de la part de Dieu. Comme les disciples du Christ, nous recevons aussi de Jésus cette mission qui ne peut être vécue sans un lien intime avec lui. Face à l’immensité des besoins, nous ne pouvons que demander l’aide de Dieu en le priant d’envoyer des ouvriers à sa moisson.

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